Stillwater Watershed

If you are interested in nature, plants, geography, rarities and unique places then the Stillwater Watershed is the place for you.

The Stillwater Watershed covers an area of approximately 440 hectres, incomposing the Stillwater Brook and its tributaries, located a few kilometres due north of the village of Kedgwick, Restigouche County, New Brunswick.

On behalf of the Stillwater Coalition, a team of two botanists (B&B Botanical) and two assistants from Kedgwick completed an inventory of the area. The inventory showed at total of 662 plant species, of which 53 are classified as rare, making the Stillwater watershed a unique and diversified environment.

It hosts a diverse range of habitats and flora. The scenic natural beauty of Stillwater Lake and waterfall, the sheer cliffs and deep shaded river bottom of the gorge habitat, all constitute a natural richness for the region and the province.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le bassin hydrographique
du Stillwater
Les plantes et leur habitats :
un jardin vous attend

Luc Boucher,
Coalition Stillwater
novembre 1998

s.gif (348 bytes)i vous êtes curieux et que vous aimez la nature, les plantes, la géologie, la rareté, les lieux uniques, ce qui suit est pour vous…

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(photo: Coalition Stillwater)

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Pessierè noire aux abords
de Lac Stillwater
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Le bassin hydrographique du ruisseau Stillwater, d’une superficie de 4400 hectares, est situé à quelques kilomètres au nord du village de Kedgwick, au Nouveau-Brunswick.

Il y a plus d’une façon de se rendre sur ce territoire. Au nord, non loin de l’endroit ou le Stillwater se jette dans la rivière Restigouche (un des accès), passe le Sentier international des Appalaches. À sa frontière sud, c’est le sentier des 18 Ponts, un des tronçons du Sentier NB. De plus, un sentier relie le sud et le nord du bassin en passant par les plus beaux attraits du Stillwater. C’est le sentier principal du Stillwater.

Un territoire, plusieurs habitats

De forme allongée en direction nord-sud le long du ruisseau Stillwater, la région drainée par le bassin hydrographique comprend la tourbière des Étangs Morin au sud, un lac artificiel à écoulement lent (Lac Stillwater) ou « eau dormante » au centre, ainsi que le ruisseau Stillwater et le ravin Bologna au nord. Le ruisseau Stillwater se déverse finalement dans la rivière Restigouche après avoir passé par des chutes magnifiques et une gorge spectaculaire.

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(photo: Coalition Stillwater)

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Chutes Stillwater
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Des plantes relativement rares

Au total, 448 espèces de plantes vasculaires, 172 espèces de mousses, 42 espèces d’hépatiques (type de mousse) et 22 espèces de lichens, ont été identifiées dans la région du bassin hydrographique. Au moins 18 espèces de bryophytes rares (mousses et hépatiques) et 35 espèces de plantes vasculaires relativement rares ont été retrouvées dans diverses régions du territoire. Il ne faut pas négliger les 19 espèces d’orchidées qui s’y trouvent aussi.

Les Étangs Morin, paradis des botanistes

Il existe à l’extrémité sud du bassin hydrographique une tourbière acide dépourvue d’arbre et parsemée d’une multitude de trous d’eau et d’étangs, ce qui lui a valu le nom de « tourbière des Étangs Morin ». C’est un endroit exceptionnel dans le bassin hydrographique car il existe peu de tourbières hautes (c’est le niveau d’eau dans la tourbière qui est haut) dans le nord de la province. C’est l’habitat le plus divers et le plus intéressant parmi les tourbières du Stillwater.

Ce milieu exceptionnel est peuplé d’abondantes populations de carex peu communs tels que le Carex exilis, le Carex limosa et la linaigrette Eriophorum chiamissonis. On y retrouve également la délicate pogonie langue-de-serpent, la seule orchidée qui est retrouvée aux Étangs.

Des plantes carnivores

La tourbière des Étangs Morin comporte un grand nombre de plantes intéressantes, notamment des plantes carnivores ou insectivores. On y retrouve des petit rossolis rougeâtres qui poussent en bordure des étangs et qui prennent au piège les insectes dont ils se nourrissent grâce aux poils glandulaires qui recouvrent leurs feuilles. Une espèce, la Rossolis d’Angleterre (Drosera anglica), a été découverte pour la première fois dans la province et aux Maritimes. On y retrouve également la sarracénie pourpre dont les feuilles en forme d’urne évasée retiennent l’eau et attirent les insectes, qui, ne se doutant de rien, s’y noient. Plus tard la sarracénie les digère pour en extraire les nutriments. On retrouve également dans les Étangs Morin de peu communes utriculaires. Flottant dans l’eau, les feuilles de ces plantes possèdent de petites vésicules pourvues d’un piège actionné par des poils sevrant à capturer les petits invertébrés… Attention si vous avez plus de quatre pattes ou pas de pattes du tout !

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(photo: Coalition Stillwater)

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Étangs Morin
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Marécage de l’orignal, marais oublié

De nombreuses pistes de gibier empruntées par des orignaux et des chevreuils s’entrecroisent dans ces lieux. C’est le cas particulier d’une tourbière que nous avons appelée « marécage de l’orignal ». On a retrouvé sur des petits tas d’excrément d’orignal le long de ces pistes d’abondantes populations de Splachnum ampullaceum et de Splachnum rubrum, des mousses peu communes dans la province.

Le marais oublié est entouré d’une population d’épinettes noires. Ces forêts de conifères humides représentent un exemple de la forêt boréale où l’on retrouve des plantes herbacées types telles que la savoyane, les quatre-temps, les clintonies et les mousses connues de la plupart des naturalistes, y compris le Peuozium schreberi, le Ptilium crista-castrensis et l’ylocomium splendens connus collectivement comme les soi-disant « hypnes à balai ». Autre caractéristique de ces forêts humides : on y observe en abondance le lichen appelé usnée barbue (qui ressemble à de la barbe verte !) suspendu aux branches mortes des conifères.

Le lac Stillwater

Le lac Stillwater est un lac artificiel créé par un barrage avec passe migratoire près de son extrémité nord. Cet étroit cours d’eau à écoulement lent comporte de nombreuses plantes vasculaires aquatiques. Le renoncule à long bec, les utriculaires et les potamots forment dans l’eau une masse de végétation très dense. La mousse aquatique Fontinalis antipyretica var. gigantea recouvre la rive du lac d’un épais tapis noirâtre. Ce tapis peut atteindre une telle épaisseur qu’il peut boucher le canal du barrrage. Une autre plante, le Carex lasiocarpa, possède de très grands rhizomes lui permettant de former des « îles » flottantes.

Entourant une bonne partie du lac Stillwater, les forêts de conifères marécageuses ont comme essences dominantes le thuya occidental (cèdre), le mélèze et l’épinette noire. C’est un endroit qui demeure humide tout au long de l’année. L’habitat idéal pour les bottes en caoutchouc !

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(photo: Coalition Stillwater)

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"Pot de fleur" dans la gorge du Stillwater
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La gorge et les chutes, un ensemble magnifique !

La gorge est délimitée par les rives du ruisseau Stillwater où l’on retrouve des versants abrupts s’élevant bien au-dessus de l’eau, souvent avec de vastes parois rocheuses là où les berges du ruisseau sont très escarpées. Cet habitat, rarement observé dans la province, comprend les chutes du Stillwater et débute de 200 à 300 mètre au-dessus des chutes et s’étend jusqu’à l’embouchure du ruisseau Stillwater.

Un des facteurs importants dans la relative rareté et la variété des plantes de la gorge est la composition de la roche, qui varie de légèrement à fortement calcaire. Les conditions retrouvées sur les parois rocheuses varient d’ouvertes et sèches, à suintantes et ombragées, ajoutant au caractère unique de la gorge.

C’est grâce à ces caractéristiques, entre autres, que cet habitat abrite le plus grand nombre d’espèces rares de tous les habitats étudiés dans le bassin du Stillwater. En tout, 16 des 37 plants vasculaires rares et 10 des 18 bryophytes rares poussent sur les berges du ruisseau et dans la gorge. En particulier, on y remarque une grande diversité de fougère ; des 29 espèces retrouvées au Stillwater, 22 poussent dans la gorge. Parmi les plantes relativement rares, notons la Woodsia alpina, un type de fougère considéré rare en Amérique du Nord et la Seligeria diversifolia, une minuscule mousse d’un à deux millimètre de haut, retrouvée à deux ou trois endroits seulement sur la côte est du continent nord-américain, et ailleurs, à deux autres endroits seulement, soit en Alaska et à Kedgwick, N.-B.

Donnez-nous de vos nouvelles…

Ce survol du Stillwater n’est qu’un bref aperçu de toutes les richesses que ce territoire recèle. Comme il a été mentionné auparavant, au-delà de 684 espèces de plantes ont été inventoriées en 1996 par la firme de botanistes B&B Botanical. Beaucoup ont été laissées de côté dans ce court article. De plus, il y a encore tellement à dire quant à la description du territoire. Il en va de même pour nos projets qui ont trait à l’aménagement.

Pour de plus amples renseignements, des commentaires ou pour toute autre question, n’hésitez pas à contacter la Coalition Stillwater par téléphone au (506) 284-1818, par fax au (506) 284-3157.

Source : L’information ayant servi à l’élaboration de cet article a été tirée du rapport Bassin hydrographique du ruisseau Stillwater, Sommaire des investigations, novembre 1996, B&B Botanical, Gart Bishop BSc., Bruce A. Bagnell BSc., pour la Coalition Stillwater, Kedgwick, N.B.