english

        

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                      

 

Le smog et vous

   Lucie Lafrance
   Environnement Canada
   février 2000

 

u’est-ce que le smog?
À l’origine, le terme «smog», amalgame des termes anglais smoke et fog, désignait un mélange de fumée et de brouillard. Il désigne maintenant une mixture délétère de polluants atmos- phériques - dont des gaz et particules - qui prend souvent l’aspect d’une brume d’un jaune brunâtre ou d’un gris blanchâtre.


(photo: Environnement Canada)

Au Canada, le smog affecte la plupart des grands centres urbains, mais parce qu’il se déplace avec le vent, il peut aussi envelopper des zones peu peuplées. Les gens âgés, ceux qui ont des problèmes cardiaques ou pulmonaires et les petits enfants y sont particulièrement vulnérables. Même des adultes en santé peuvent être gênés par un smog très dense.

Deux ingrédients principaux du smog sont les particules en suspension dans l’air et l’ozone troposphérique:

Particules en suspension : Il s’agit de poussières ou de minuscules gouttelettes assez petites pour demeurer en suspension dans l’air. Ces particules donnent au smog sa couleur brune, gris foncé ou blanche, selon le type de particules. Les petites particules, celles de moins de 10 micromètres, semblent beaucoup nuire à la santé humaine, en particulier chez ceux qui ont déjà des maladies cardiaques ou pulmonaires. Les particules très fines, celles de moins de 2,5 micromètres, sont particulièrement inquiétantes, car elles peuvent pénétrer profondément dans les poumons. Elles peuvent aussi demeurer en suspension dans l’air durant des jours, voire des semaines et se répandre sur de longues distances. À part leur impact sur la santé des humains, le plus grave problème causé par les particules en suspension demeure la visibilité réduite.

Ozone troposphérique : Contrairement à l’ozone qui se forme naturellement dans la stratosphère, l’ozone troposphérique ne protège pas des rayons UV nocifs du soleil; en outre, il ne se déplace pas jusque dans la haute atmosphère. L’ozone est un gaz incolore, très irritant, qui se forme lorsque le rayonnement solaire "cuit" la soupe de polluants atmosphériques qui flotte souvent sur les zones urbaines les jours chauds d’été. Deux groupes de polluants communs, les oxydes d’azote (NOx) et les composés organiques volatils (COV), réagissent les uns avec les autres pour produire l’ozone des basses couches de l’atmosphère.

La plupart des Canadiens vivent dans des endroits où l’ozone troposphérique peut atteindre des concentrations inacceptables durant les mois d’été. Souvent, les périodes de fortes concentrations durent plusieurs jours et se produisent lorsqu’une masse d’air stagnante emprisonne les polluants au-dessus d’une région.

Des études récentes ont montré que, dans tous les grands centres urbains du Canada, les concentrations d’ozone troposphérique sont suffisamment élevées pour présenter un risque pour la santé.

En plus de poser des problèmes aux humains, les particules en suspension dans l’air et l’ozone troposphérique dégradent la végétation et détériorent certaines matières naturelles et synthétiques, notamment les peintures et les teintures. En outre, l’ozone est un gaz à effet de serre puissant, qui contribue aux changements climatiques.

D'où provient-il?

À l'échelle nationale, 59 p. 100 des oxydes d'azote (NOx) et 27 p. 100 des composés organiques volatils (COV) proviennent du secteur des transports. Les autres sources de pollution proviennent du secteur de la production de l'énergie et des activités industrielles. Cela signifie que les Canadiens et les Canadiennes qui contribuent à l'émission de polluants peuvent modifier leur comportement quotidien et, par le fait même, lutter contre la pollution.

Ce que vous pouvez faire...

Bon nombre de nos choix quotidiens ont une incidence directe sur la quantité de matière polluante qui se retrouve dans l’air – que ce soit le moyen de se rendre au travail le matin ou celui de chauffer et de climatiser son domicile. Puisque le carburant enflammé est l’un des principaux responsables de la formation du smog, la réduction de la consomm- ation de l’énergie et la prise de décisions averties à ce niveau constituent des étapes importantes vers la purification de l’air. Renseignez-vous le plus possible sur les sources d’énergie de remplacement et faites part de vos préoccupations à d’autres personnes, y compris à vos enfants. Joignez-vous à un groupe communautaire luttant contre la pollution de l’air. Nous vous invitons à faire circuler les trucs simples suivants.


(photo: Environnement Canada)

Prenez un bain de foule. Utilisez le transport en commun ou optez pour le covoiturage au lieu de prendre votre voiture; après tout, un autobus rempli réduit de neuf tonnes la pollution atmosphérique annuelle. Si le niveau de smog n’est pas trop élevé, choisissez la marche ou le vélo.

Utilisez les carburants intelligemment Faites de la consommation de combustible une de vos principales considérations à l’achat d’une nouvelle voiture. Laissez tomber les accessoires (comme la climatisation) qui consomment plus d’essence. Achetez un véhicule de taille inférieure pour réduire la pollution et les coûts de déplacement. Envisagez l’utilisation de carburants de remplacement, comme le propane, le gaz naturel et l’éthanol.

Entretenez votre véhicule. Un véhicule dont le moteur est au point et les pneus bien gonflés consomme moins d’essence.

Conduisez prudemment. Transports Canada estime que la consommation d’essence varie de 20 p. 100 selon le genre de conduite adopté. En roulant à une vitesse modérée et en évitant les arrêts et les départs brusques, on utilise moins de carburant.

Coupez le contact. Un moteur qui tourne au ralenti, même pendant une minute, consomme plus d’essence qu’un moteur que l’on remet en marche. Il suffit de 15 à 30 secondes pour réchauffer la plupart des voitures et des camions, même en hiver.

Dites adieu à l’essence. Remplacez les véhicules et les pièces d’équipement à essence (embarcations, motocyclettes et tondeuses) par leurs équivalents à propulsion humaine ou électrique (canots, voiliers, bicyclettes et tondeuses électriques et manuelles).