Uranium - It's Everyone's Business!

The environmental committee at Clément Cormier School had more than their 15 minutes of fame recently, thanks to the students' outrage about uranium exploration in New Brunswick. Author Liz Vickers-Drennan explains that, led by Clément Cormier School, youth environmental groups from across the province wrote a letter to all New Brunswick's MLAs, calling for a ban on uranium exploration and mining in the province.

The environmental committee also organized an anti-uranium demonstration. Vickers-Drennan estimates that over 500 students participated in the march through the Bouctouche, shouting and chanting and brandishing their protest signs. The march was picked up by local and provincial news outlets.

Although the province has yet to ban uranium exploration and mining, the students feel that they were successful in bringing tthe community together and in raising awareness about the dangers of uranium exploration and mining.

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L'uranium, c'est le business de tout le monde!

Elizabeth Vickers-Drennan
Comité environnemental de l'École Clément Cormier
février 2009

e comité Environnemental de l'École Clément Cormier a fait bien des choses au cours de ses deux années d'existence. Une des campagnes les plus fructueuses à la quelle il a participé était celle contre la recherche d'uranium tout à travers le Nouveau-Brunswick.

Le gouvernement Graham avait commencé à faire des recherches un peu partout à travers la province. Les recherches en question consistaient à creuser des trous un peu partout sur les lots de terre de propriétaires. Ces recherches étaient faites sans aucun égard pour la santé des gens habitant aux alentours, ou pour la terre sur laquelle vivaient les citoyens. Mais rien n'était fait en vue d'obtenir un moratoire sur le prospection d'uranium.

Après avoir appris que le terrain d'une des membres du Comité avait été affecté, nous décidâmes d'agir au plus vite contre cette menace grandissante. Le Comité commença par écrire plusieurs articles dans le journal de l'école, L'Papier, en vue de sensibiliser la population étudiante envers ce qui se passait dans le comté et tout à travers de la province. Bien que cela attira un nombre surprenant de nouveaux-venus prêts à aider avec cette campagne, cela était loin d'être assez.

Plusieurs lettres furent envoyées aux quotidiens Times & Transcript et à L'Acadie Nouvelle. Cela fit quelques remous de plus, mais les étudiants impliqués se demandaient bien ce qu'ils pourraient faire afin de faire un effet plus grand, et à l'échelle de la province. C'est alors que nous vint l'idée d'écrire une lettre et de l'envoyer à tous les membres de la législature provinciale. Nous écrivîmes la lettre, et puis, quelqu'un eut la bonne idée de faire signer autant d'autres groupes environnementaux jeunesse que possible.

À travers du Groupe Action Jeunesse, six autres groupes de jeunes, de tout à travers la province, rajoutèrent leur voix à la nôtre dans un effort pour protéger notre futur, ainsi que celui de nos enfants et des leurs. Notre but avait été, dès le départ, d'essayer d'obtenir un moratoire sur le minage et la prospection d'uranium au Nouveau-Brunswick comme l'ont fait nos voisins en Nouvelle-Écosse. Nous trouvions cela important pour plusieurs raisons, dont le fait que nous ne trouvions pas cela juste que des compagnies venues de loin puissent se battre pour nos terres, les contaminer, puis partir en disant que cela n'était pas leur problème.

Un communiqué de presse fut envoyé aux companies majeures de média tout à travers la provine afin de les avertir de l'action prise. À peine quelques jours après, le comité fut assailli de représentants qui demandaient rien de plus que d'en apprendre un peu plus à ce sujet. Les membres du Comité furent interviewés par radio et par télévision. Ces interviews étaient diffusées tout à travers la province, ce qui donna bien plus de visibilité à cette campagne, qui ne cessait d'en gagner, que ce soit avec les affiches disans "NON AUX MINES D'URANIUM" ou par bouche-à-oreille.

Les réponses à la lettre commençaient à nous arriver. La majorité étaient, ce qui fut une surprise assez grande, de la part de membres du parti conservateur provincial, qui était - et qui est encore - l'opposition officielle à l'échelle provinciale. Le nombre de réponses reçues était si petit que nous avons décidé qu'il nous fallait trouver quelque chose de plus à faire. Une ou deux semaine passèrent, et puis nous décidâmes qu'il fallait tenter le tout pour le tout.

L'idée de faire une démonstration ne nous serait jamais venue si nous ne savions pas à quel point toute l'école s'intéressait à cette campagne. Contrairement à la majorité des campagnes, dont les gens ne se préoccupent pas car ils ne se passent pas dans leur arrière-cour, le problème de l'uranium affectait tout le monde. Que ce soit un prospecteur qui était venu chez eux, chez un ami, une tante, un cousin, etc., dans les communautés très proches du Nouveau-Brunswick, tout le monde était au courant. Les companies de prospection prenaient des échantillons là où elles voulaient, ne se préoccupant de rien autour d'elles. Les gens avaient peur pour leurs terres, ne savaient pas se qui se passait, et étaient furieux contre le gouvernement parce qu'il ne faisait rien pour les aider, eux.

Bref, la population était aux aguets, et plus que prête à aider avec l'initiative que nous avions prise. Cela comprenait les jeunes qui fréquentaient notre établissement scolaire. Avec la collaboration du Conseil des Élèves, nous décidâmes d'organiser une marche contre l'uranium, et d'inclure toute l'école dans notre effort. Nous fîmes des panneaux et des slogans, trémoussants d'excitation. Et finalement, le matin de la démonstration vint.

Sur environ six cents élèves qui fréquentaient l'École Clément-Cormier, je serais prêtre à parier qu'au moins cinq cent cinquante prirent part à la marche. C'était de l'inédit en termes de participation à un évènement scolaire. La marche ne fut pas en vain. Nous fîmes le tour de la ville de Bouctouche, criant, chantant et brandissant nos panneaux. Radio-Canada et CBC assistèrent à la marche et en parlèrent aux nouvelles, ainsi qu'avec des moments filmés et qu'avec des interviews avec les membres du Comité Environnemental.

Bien que notre but d'un moratoire n'est pas encore atteint, cela ne veut pas dire que tous nos efforts ont étés inutiles. Non seulement avons nous réussi à impliquer toute une communauté, mais tellement plus de gens sont sensibilisés au danger que représentent la prospection et le minage d'uranium que le gouvernement passerait un sale quart d'heure si jamais il essayait de passer une loi quelconque en catimini qui donnerait des droits à une ou plusieurs companies.

Par contre, nous sommes loin d'en avoir fini avec nos problèmes d'uranium. Mais si l'aide et la participation que nous avons reçu pendant la première ronde sont présentes, je ne doute pas que nous, les citoyens de tous les jours, jeunes et moins jeunes, sommes capables de changer les politiques de notre province pour le mieux.