a
région de la Miramichi est un exemple parfait de ce qui peut nous
arriver quand notre gouvernement protège les intérêts des grandes
compagnies multinationales forestières. Présentement, dans la
Miramichi, les propriétaires des lots boisés ont perdu 75% des
marchés de bois coupé sur leurs lots boisés privés depuis 2003 .
Avec la fermeture de Weyerhauser, UPM Kymenne, le moulin de kraft, les
deux machines à papier, le moulin de pâte à papier de Nelson et la
scierie de Blackville, le climat économique de la région a été
beaucoup affecté.
En 2002, UPM employait plus que 1000
employés dans ses moulins de la Miramichi et Weyerhauser en avait
plus que 175. Il ne faut pas oublier tous les travailleurs de bois sur
les terrains de la Couronne et sur les lots privés qui fournissaient
le bois pour tous ces moulins qui jouaient tous un rôle très
important dans la survivance économique de la région. Le fait
d'avoir donné de l'argent à UPM et Weyerhauser pendant les
dernières vingt-cinq années nous démontre une des plus grosses
faillites dans l'histoire de notre ressource forestière au
Nouveau-Brunswick.
Supposément que nous sommes comme
citoyens du Nouveau-Brunswick les propriétaires de la forêt publique.
Depuis l'année 1982, l'usage des forêts publiques a été alloué
aux corporations géantes. Ces "géants " contrôlent
maintenant toutes nos forêts publiques de la province, ayant
l'autorité exclusive sur toute fibre de bois récoltées.

L'auteur avec un pin blanc qui à 115
ans.
(photo : Jean-Guy
Comeau)
En 2008, 6 allocations de coupe de bois
sur les terrains de la Couronne ont été vendues à J.D Irving ltée
par notre gouvernement provincial. Ce qui a donné à la compagnie
J.D. Irving le contrôle de plus que 40% de tous les droits de coupe
de bois qui se trouvaient sur les terrains publics dans la province du
Nouveau Brunswick. Ce fait nous démontre que les communautés ont
perdu la seule ressource dans leur position financière pour rebâtir
leur région qui dépendait de la forêt pour leur survivance
économique du futur.
Est-ce que la même politique de notre
gouvernement provincial va se reproduire envers l'allocation de la
coupe de bois qui ont appartenue une fois aux compagnies UPM et
Weyerhauser ? Seront-elles vendues à J.D. Irving ? Il faut se rendre
compte que depuis la fermeture des moulins dans la région Miramichi
UPM et Weyerhauser ont continué leurs opérations forestières et ont
continué à couper le bois qui se trouvait sur les terres de la
Couronne près des communautés encore plus que jamais.
Je ne suis pas fier d'avoir averti
notre gouvernement provincial en 2002 que la politique d'un programme
de forêt corporatif et la prise totale des terrains de la Couronne
par les compagnies forestières (ce qui a eu lieu en 1982 avec la
réallocation de l'acte des terrains de la Couronne) de la journée
allait créer une situation très grave dans nos régions rurales
provinciales. Ces régions avaient une dépendance financière et
sociale basée sur l'accès de la coupe de bois sur ces terrains de la
Couronne.
Également en 2002, j'ai travaillé
avec un grand nombre de gens qui ont créé des présentations
favorisant la mise en pratique d'approches forestière fondées sur le
modèle d'une forêt communautaire. Ces présentations ont eu lieu
dans 11 collectivités partout dans la province, comme McAdam,
Miramichi, Allardville, Néguac, Rogersville et d'autres. Ce modèle
avait comme fondation de remonter la valeur des communautés rurales
en leur donnant de l'emploi favorable dans le secteur forestier et en
partageant équitablement la richesse générées par nos forêts.

Épinettes noires.
(photo : Jean-Guy Comeau)
La forêt communautaire est basée sur
le phénomène que les décisions importantes concernant notre
ressource forestière devraient être prises par les intervenants
directement affectés par les conséquences des décisions
forestières en ouvrant de grandes opportunités pour de l'engagement
public sur les domaines forestiers. Cette approche a comme résultat
une démocratisation du secteur forestier.
Les terres de la Couronne du Nouveau
Brunswick couvrent une superficie de trois millions d'hectares ayant
une valeur de plus que trois milliards de dollars. Selon le Cour
suprême du Canada, les terres de la Couronne du Canada sont confiées
en fiducie à la province pour le bien-être de toute la population du
Nouveau-Brunswick, incluant ceux qui restent à naître. Alors, il
faut se poser la question … en donnant encore plus d'allocations de
bois et de pouvoir à J.D. Irving, est-ce que le gouvernement
provincial Libéral du jour répond à sa responsabilité de fiducie
envers le bien-être de tous les citoyens de notre province ?
Cependant les propriétaires de lots
boisés de la Miramichi vont construire un moulin de pastilles "
pellet ". Le coût de construction va dépasser 16 millions de
dollars. L'organisation des producteurs des lots boisés et
l'association des lots boisés privés de Northumberland pendant les
derniers douze mois ont eu de réunions avec le ministre des
Ressources naturelles, l'honorable Donald Arseneault. Pendant ces
réunions, une demande de 100 000 mètres de bois des terres de la
Couronne a été faite. Jusqu'à date, cette demande a été refusée
par notre ministre et son ministère. Toutes les demandes financières
ont été refusées. En plus, aucun soutien financier a été offert
par notre gouvernement provincial envers ce projet qui s'attend à
donner un marché pour le bois de basse qualité coupée par les
propriétaires de lots boisés.

Camp d'hiver de l'auteur dans la région
de la Miramichi
(photo : Jean-Guy Comeau)
La demande de 100 000 mètres de bois
de basse qualité a comme but d'augmenter la production dans le futur
aussi pour créer de l'emploi dans la région de Miramichi qui souffre
du côté économique. La fondation du dilemme est que nos députés
provinciaux qui représentent supposément les intérêts de tous nos
citoyens, incluant les travaillants forestiers qui ont perdus leur
emploi a Miramichi, Dalhousie, St. Arthur, Bathurst et bien d'autres
collectivités de la province ont faillit de représenter ce secteur
des citoyens. Il faut que nos ressources forestières du Nouveau
Brunswick bénéficient d'avantage toute notre province incluant
surtout les communautés rurales provinciales de cette province.
La politique en 2008 de notre
gouvernement provincial nous dit que la forêt communautaire et les
petites entreprises forestières rurales n'ont aucune place à la
table de discussion concernant les questions forestières au
Nouveau-Brunswick. Où se cache les députés gouvernementaux qui
pendant la dernière élection ont soutenu le concept de forêt
communautaire ? Notre gouvernement provincial du jour vient de nous
dire que le bois qui est coupé sur les terres publiques de la
Couronne n'appartient pas aux petites communautés. Si les compagnies
multinationales et Irving veulent apporter tout le bois à Saint John,
Fredericton ou Moncton le gouvernement supportera cette décision.
Le public doit s'informer et participer
en révisant les objectifs de gérance des terres de la Couronne du
Nouveau-Brunswick. Afin d'accorder un mandat pour une direction et une
multitude de changements dans la gérance de la forêt qui va
répondre non seulement aux besoins des Irving et des grandes
compagnies multinationales de la province mais aussi aux nôtres, les
citoyens de notre province.