Water / Eau



Coastal fishing South of the Gulf of Saint- Lawrence :
Issues and environmental challenges

Since the first moratorium on cod fishing in 1992 and with dwindling lobster catches, coastal fishermen look for alternatives to their conventional activities.  

La pêche côtière dans le 
sud du golfe Saint-Laurent
 
: enjeux et défis environnementaux


Omer Chouinard,
Ph.D., Professeur
Sociologie et Études de l'environnement
Université de Moncton
Aout 2003


les pêcheurs côtiers du Sud du Golfe du Saint-Laurent dépendent en grande partie de la pêche au homard pour vivre. On y dénombre environ 3300 permis de homard dont 1300 sur la côte est du Nouveau-Brunswick.

Depuis le premier moratoire de la pêche à la morue en 1992 et avec la diminution des prises de la pêche au homard, les pêcheurs côtiers cherchent des alternatives aux pêches conventionnelles.

La pratique intensive de la pêche côtière telle l'avènement des technologies de détection (sondeuse) et de précision (GPS et Loran C) pour ne mentionner que ceux-là, permettent aux pêcheurs d'être plus efficaces pour localiser et repérer leur équipement de pêche. D'autre part, la pêche extensive (telle la taille et la capacité des bateaux côtiers de moins de 45 pieds) permet aux pêcheurs de rester plus longtemps sur les fonds de pêche.

Certaines pêches, celle du pétoncle par exemple consiste à draguer les fonds marins. Elle constitue une activité complémentaire à la pêche au homard. Même si le pêcheurs ne font pas d'argent après déduction de l'essence, de l'aide-pêcheur , de la nourriture etc. ils se doivent d'aller à la pêche soit pour garder leur permis actif, soit pour garder l'emploi de leur aide-pêcheur, ou soit encore pour être éligible à l'assurance emploi.

Ces pêcheurs sont contents lorsqu'ils peuvent capturer 100 livres par jour. De plus, certains d'entre eux trouvent déplorable de pratiquer une activité qui endommage l'habitat du homard, du crabe et d'autres espèces, mais ils sont tout de même contraints de le faire.

Voilà un cas où les pêcheurs sont contraints d'exploiter la ressource pour assurer leur gagne-pain et ce au détriment de la ressource pétoncle et de l'habitat en général.

Afin de stabiliser leur revenu et de protéger l'habitat marin, une centaine de pêcheurs de la côte est du Nouveau-Brunswick ont décidé en 1996 d'explorer l'ensemencement de territoires marins. Un de problèmes rencontrés et l'implication de tous les pêcheurs du pétoncle. Il s'agit d'un long apprentissage pour des gens qui dépendent de sorties et rentrées quotidiennes pour leur revenu et qui doivent attendre cinq ans pour bénéficier des fruits de l'ensemencement 

Ils apprennent par gestion adaptative, en s'ajustant aux difficultés au fur et à mesure qu'elles se présentent.