|
In
English
Équipe
de recherche Littoral
et vie, Université de Moncton
:
Beth McLaughlin Diane Pruneau
André Doyon Joanne Langis
Liette Vasseur Eileen Ouellet
Gilles Martin Gaston Boudreau |
|
Commanditaires du projet Le Cercle des mutants :
Fonds Action climat d’Environnement Canada, New Brunswick
Environmental Trust Fund, Université de Moncton.
Référence :
Campbell, J. ,
Les héros sont éternels. Paris : Robert Laffont. (1978)
|
|
|
Le Cercle des mutants -
Qu'est-ce que c'est que ça?
par L’équipe de recherche Littoral et vie
de
l’université de Moncton
avril 2003
e
Cercle des mutants est le
nom d’un atelier de développement professionnel des enseignantes et
enseignants de l’éducation aux changements climatiques.

(photo: Cercle des
mutants)
Le cours a été créé pour faire
appel à la personne entière, la tête et le cœur – en utilisant
des métaphores, des symboles et des rituels pour créer une communauté.
Nous voulions ainsi aider
les participantes et les participants à changer leurs comportements
pour réduire leur impact sur le climat, c’est-à-dire à devenir
des mutants. La
phrase : Soyons
des héros de l’environnement et aidons nos élèves à devenir des
héros est donc devenue le motus videndi des participantes et des
participants du cours.
La partie recherche
du projet consistait à identifier ce qui motivait les personnes à
changer leur comportement afin de vivre plus écologiquement sur la
planète. Par ailleurs,
des techniques d’éducation relatives à l’environnement qui
aident à créer des liens avec l’environnement ont été incorporées
dans le cours. Un récit, Le
premier cercle des mutants et des activités touchant les valeurs
environnementales ont aussi été inclus dans ce projet. Le
Cercle des mutants a été formé en septembre 2002. Aujourd’hui,
il existe approximativement 372 mutants
dans les provinces de l’Atlantique et leur nombre augmente régulièrement.
Les activités les plus marquantes du cours sont décrites ci-dessous,
mais le point tournant a été de constater les changements et
l’engagement des enseignantes et des enseignants prêts à expérimenter
une ou plusieurs actions pour réduire leur impact écologique sur le
climat.
Un changement de
comportement relatif aux changements climatiques devrait donc représenter
le but ultime d’un cours bien réussi.
La tête – les idées
Par le dialogue, en
se servant de cartes et en échangeant des expériences personnelles,
les participantes et les participants ont identifié les causes
locales des changements climatiques (l’utilisation de combustibles
fossiles, les pratiques agricoles, l’enfouissement de déchets
solides, la déforestation, etc.). Elles
et ils ont ensuite commencé à identifier les symptômes des
changements climatiques (la fréquence et l’intensité des tempêtes,
l’élévation du niveau de la mer, la fonte des glaciers et
l’augmentation de la température moyenne globale) et les effets de
ces symptômes (l’érosion du sol, l’érosion côtière, un niveau
d’eau plus bas dans les rivières, des effets sur la santé, etc.).

(photo: Cercle des
mutants)
Le cœur – les valeurs
environnementales
Arriver à faire
exprimer par les enseignantes et les enseignants leurs valeurs
environnementales peut être assez difficile à moins de recourir au
plaisir. Nous avons eu recours à une activité appelée un continuum dans laquelle deux personnages se placent à chaque extrémité
d’une grande file. Tout
d’abord, les deux personnages sont venus se présenter : Huguette
Passe-Partout et Gérard Ment L’Occasion. Huguette
dépense beaucoup, aime manger des plats importés coûteux, méprise
les produits locaux autour d’elle, tandis que Gérard est un grippe-sou
écologique qui accorde à sa famille la permission de ne prendre
qu’une douche par semaine. Les
participants ont alors été invités à se placer sur ce continuum et
ensuite à expliquer les raisons de la position choisie : ce
qu’ils font ou ne font pas pour aider l’environnement.
Le cœur – les activités
pour créer un lien avec la Terre
Quelle meilleure manière
d’encourager un attachement à la Terre que de passer du temps à
l’extérieur! Premièrement,
nous avons présenté des programmes de surveillance écologique :
Opération floraison,
Veille au gel, Veille aux grenouilles, Veille aux vers (voir : www.naturewatch.ca).
Munis du petit livret de
l’Opération floraison, nous sommes sortis à l’extérieur à la
recherche des quatre-temps (la plante thème du conte des mutants). Nous
avons également essayé d’identifier d’autres espèces dont la
floraison est maintenant influencée par les changements climatiques.
Pendant que nous étions
à l’extérieur, nous avons également fait appel au solo. Chaque
enseignant a reçu un coussin protecteur (un sac de poubelles) et a été
invité à se trouver un endroit personnel en nature. La personne
devait s’y asseoir confortablement pendant 15 minutes et observer
tout ce qui s’y produisait à l’aide de plusieurs sens. Un
partage des expériences a suivi. La
richesse de ces échanges a été étonnante.
La
tête et le cœur – les influences sociales
Une liste de comportements pouvant diminuer les
effets sur le climat a été distribuée. Les animatrices ont lu le
conte Le premier cercle des
mutants et, ont ensuite invité les participantes et les
participants à devenir membres du Cercle
des mutants. Chaque
participant ou participante a alors choisi un comportement qu’il ou
elle essayerait et a partagé celui-ci avec le groupe en expliquant
les raisons de son choix. C'est ainsi que nous avons travaillé à créer
une communauté où règnent la confiance et une ambiance propres à
la communication et dans laquelle un projet personnel de changement a
pu germer.

(photo: Cercle
des mutants)
Mutants,
oui ou non?
Est-ce que les
enseignantes et les enseignants sont devenus des mutants? Oui! Plusieurs
participantes et participants ont décidé de réduire le niveau de
leur thermostat, d’éteindre les ampoules, le téléviseur et
l’ordinateur. D’autres
ont choisi de réduire l’utilisation d’eau pour se brosser les
dents, d’employer moins d’essuie-tout, de marcher plus souvent, de
composter ou d’apporter leur dîner dans des contenants réutilisables.
Ils ont partagé avec nous
que le fait d’accomplir de petites actions incite à en entreprendre
d’autres.
Le voyage des héros
Nos héros ont
rencontré des obstacles : le
manque de temps, le manque de soutien de l’entourage, la fatigue…
Leurs alliés, par contre, ont été les autres membres du Cercle
des mutants qui forment maintenant une communauté. D’autres
alliés ont été le sens d’organisation de nos héros, le fait
d’entendre parler des actions d’autres personnes, leur engagement
à faire quelque chose et leur désir d’être un modèle pour leurs
élèves et leur famille.

(photo: Cercle
des mutants)
Le site Web du projet
renferme une présentation détaillée qui peut être téléchargée :
voir www.umoncton.ca/mutants
(cliquez sur la section Enseignants et ensuite sur
Changement climatique).
|