Steel bone generation

Josh Breau and Marguerite Daigle were two Acadians who lived to be more than 110 years old.

Why were they able to live so long? Was the key to their longevity in their diet?

They followed authentic Acadian recipes, gardened unrelentingly and stored their fresh produce as long as possible. Whenever they were not well, they would resolve it using traditional Acadian healing.

Each Friday they would fast, which helped to regularly eliminate toxins.









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Génération aux os de fer:
l'héritage acadien

Anna Girouard
Podium
Février 2006

n se souviendra de Josh Breau et de Marguerite Daigle, tous deux décédés à l'âge de plus de 110 ans. Ils ne connaissaient pas l'alzeimer et sont restés physiquement bien portants. Pourquoi ont-ils vécu si vieux?

(photo: Bibliothèque et archives du Canada)

 

D'abord, ils s'entouraient de gens acharnés à cultiver et à conserver les produits d'un petit jardin familial qu'ils plantaient à la pleine lune. Par exemple, les plantes qui poussent au dessus de la terre étaient plantées avant la pleine lune de mai ou de juin et les graines qui poussent sous la terre comme les carottes, les navets ou autres étaient plantées après la pleine lune.


Le jeûne tous les vendredis remplaçait le Ramadan et aidait à illiminer les toxines du corps sur une base régulière. Le menu varié avec les saisons respectait des aliments frais contenant de la vie. Pendant la moisson, le repas du midi comprenait des bouillis, des rôtis de poulet, de boeuf et de porc accompagnés de légumes divers: carottes, navets, choux, pois, etc et des quantités de cosses de fayots. N'oublions pas l'essentiel : les oignons graalés et le gras. Les oignons graalés représentaient une sorte d'aromathérapie avant le repas. 

(photo: Lafayette Travel)

Quant au gras, la plupart des centenaires étaient friands de pattes de cochon, de sauce à boudin et surtout de tendons de poulets enrobés de gras. Notons que l'Association des maladies du coeur a récemment valorisé les pattes de cochons. De plus, nos parents ne se privait pas de mastiquer longtemps les tendons de poulets. (Les pattes et les ailes de poulets étaient cuit assez longtemps.) Ces tendons représentaient-ils une source essentielle de calcium utiles à la sauvegarde des jointures humaines?

Après avoir écrit le livre de recette: La cuisine mystique de ma tante, on remarque encore plus l'importance du beurre clarifié avec les oignons, les légumes et la viande graalée. Le beurre, souvent associé aux pierres sur les reins, l'on s'assurait d'enlever le gras du beurre réchauffé avant de l'utiliser. Le plus important, toutefois, était de bien mastiquer les aliments. C'est ainsi qu'il était tout aussi important de partager son repas en famille afin de ne pas s'ennuyer en mâchant une bouchée au moins trente-cinq fois. La bonne humeur était de rigueur. La cuisinière insistait pour conserver son espace vitale afin de préparer un repas avec amour. Les enfants allaient jouer dehors, même en temps de pluie, justement pour éviter les accidents lors du maniement de plats bouillants. Le chant, un petit repos et le travail s'avéraient de la plus importance après les repas. On se souviendra de Josh Breau qui allait faucher son canal du chemin après son déjeuner vers 4 h du matin et de Marguerite Daigle qui partait courir après les orignaux après le dîner.

(Painting, Artist: Claude Picard )

Si douleur il y avait, il fallait s'en occuper tout de suite. Par exemple, M. Breau buvait un simple petit coup de whisky au besoin et Mme Daigle plongeait ses pieds dans de l'eau salée avant de se coucher. Vivre vieux et en harmonie avec la nature était un mode de vie qui leur permettait de cultiver une petite joie discrète! C'est tout ça la génération aux os de fer.